| Le Diplôme Olympique
C'est à M. Bernard Naudin que la Commission
des Arts a demandé de composer le diplôme spécialement
établi pour les Jeux Olympiques. Le choix de M. Bernard Naudin fut
suggéré par la Direction des Beaux-Arts.
M. Bernard Naudin se mit au travail après
beaucoup d'hésitation. Il ne lui fut point dissimulé que
le tirage de son dessin serait donné à l'imprimeur dont le
prix de revient serait le plus bas, et il appréhendait que ce souci
d'économie ne fit du tort à la parfaite interprétation
de son modèle. La Commission le rassura en lui prouvant, par de
nombreux exemples, que l'économie n'allait pas nécessairement
à l'encontre d'un travail bien fait et que c'étaient, au
contraire, souvent la dépense exagérée et le mauvais
goût qu'on rencontrait ensemble. Plusieurs maisons réputées
de Paris furent mises en concurrence et accordant crédit à
la bonne conscience artistique de notre collaborateur, il fut associé
à la délibération qui précédait le choix
définitif, qui se porta sur la maison Dewambez.
Le Comité Olympique Français
eut la bonne fortune, par acette association des diverses compétences
techniques et de tous les efforts, de trouver le procédé
de reproduction à la fois le plus fidèle et le plus avantageux.
L'établissement de chaque diplôme au nom du lauréat
ou du participant fut confié à un service de calligraphie
installé au Comité Olympique Français. Il fut ainsi
établi 10.700 diplôme qui, hormis ceux remis directement,
furent expédiés à chacun des Comités Olympiques
par les soins de sa légation à Paris.
(Source document: Official
Report 1924, page 802) |